dans mon sac de danse – la Sinfonietta de Leoš Janáček

Pas besoin d’en reparler, tout le monde le sait, on était encore une fois en retard. De toute façon, ce n’est plus une surprise et je ne le prends pas non plus comme une fatalité. Plutôt comme un point d’amélioration sur lequel travailler.  Au fur et à mesure je raye donc ce qui peut être fait à un autre moment dans la journée que cinq minutes avant le départ. Bref, on a un peu couru mais il y a deux mois, il ne faisait pas si chaud alors ça va. La loge était vide, j’ai pu tirer mes chaussures et J mettre sa chemise à sécher sur le candélabre encore allumé. Enfin presque. Ambiance camping à l’opéra, j’adore. Et encore, le mot est faible pour dépeindre ce que j’ai ensuite ressenti devant la Sinfonietta, c’était plutôt comme si l’on m’avait fait découvrir un petit trésor.

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dans mon sac de plaisirs – le café du Kelimutu

La dernière fois que j’ai préparé un café, rien ne s’est vraiment passé comme prévu. La table s’est écartée, puis rapprochée, a tanguée un instant et ma tasse s’est renversée. Je persiste à croire que c’est le vent même si certaines mauvaises langues m’accuseront d’une incorrigible maladresse sachant que la fenêtre était fermée. Bref, une nappe à laver plus tard, j’en ai préparé un deuxième. Un café si noir qu’il aurait fait une alternative acceptable à un miroir. Pas très propre mais où j’aurai pu regarder se former mes pensées. Cette fois, j’ai du m’approcher un peu trop car de toutes, cette pensée là s’est transformée en réalité.

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dans mon sac de sport – le surf à Gerupuk

Gerupuk, c’est à quatre heures de route de Bangsal. Ne croyez pas Google map qui, n’ayant jamais conduit à Lombok, indique gentiment une petite heure et demie. Quatre heures de route, une succession de virages à n’en plus finir, des singes à éviter, un déluge à faire pâlir Noé sans compter les enfants préférants terminer leur shampoing sous la pluie plutôt que d’éviter les embardées du taxi. Bref, j’ai cru mourir trois fois puis je me suis endormie. J m’a soufflé « on y est, réveille toi » au moment où le chauffeur quittait la voie principale pour s’engager avec confiance sur une autoroute en construction. Ce qui est bien en Indonésie et encore plus à Lombok, c’est que tout est normal. Aussi bien rouler à 80 entre les engins de chantier que de se faire un festin de mahi mahi grillé avant d’aller surfer.

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dans mon sac de souvenirs – les éléphants d’Ayuthaya

A chaque fois, j’oublie vite, bien et pas toujours ce qu’il faut. Jusque là, ça va, rien d’important; mon code de carte bancaire, ma place de parking ou les clés de la moto sur le rocher devant la mer. Pourtant, certains instants se retrouvent gravés dans ma mémoire comme autant d’épisodes marquants. Je ne les choisis pas, ils s’y mettent eux même et y restent comme s’ils étaient un peu vivants. Les éléphants du Tier Park de Berlin ne m’ont pas vraiment marqués. Ils étaient mignons, jolis et très gris. Et mouillés aussi mais de cette journée j’ai surtout retenu les pandas roux. Deux semaines plus tard, je me suis retrouvée à pédaler au milieux d’un troupeau d’éléphants en banlieue d’Ayuthaya. Et là, impossible de l’oublier.

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dans mon sac de voyage – parenthèses Indo Thailandaise

Treize heures de vol, je crois que ça fait quelque chose comme six films ou 8 repas ou environ 32000 mots prononcés sans vraiment s’arrêter. Ou alors une grosse nuit de sommeil avec des rêves en pointillés. Enfin, dans l’avion, c’est plutôt une succession de courtes nuits (ding, turbulences / ding, repas / ding, toilettes / ding, le voisin qui joue des castagnettes) avec de brèves incursions dans un long rêve éveillé. Comme je n’arrive pas à apprécier un film tout en parlant et en mangeant, j’ai opté pour la seconde option; un long voyage en rêvant aux semaines passées.

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