Catégorie: lifestyle (page 1 sur 10)

dans mon sac de glisse – le longboard

Il est 16h et pour une fois, je ne suis pas en retard. A ce niveau, on pourrait presque dire que j’ai hâte de partir. Hop d’ailleurs je part. D’ici à la plage où l’on a rendez vous, je vois 5km de goudron lisse et tout doux s’étirant au bord de la mer comme un long ruban. Cinq kilomètres les cheveux dans le vent le long des palmiers. Cinq kilomètres avec mon longboard collé aux pieds. Pour un peu, je pourrai fermer les yeux et imaginer une vague sous la planche tant tout est silencieux. Laisser passer une seconde. Fermer encore les yeux et sentir le balancement des virages, le soleil sur mes bras et la pente qui m’attire comme un aimant. D’accord, les embruns, le sel et le sable n’y sont pas mais ça va, de toute façon, le temps que je m’en rende compte, j’aurai un gouter pour compenser.

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dans mon sac de souvenirs – la confiture de mûres

À vrai dire, ce n’est pas tant que ça un souvenir puisqu’il en reste toujours une tâche noire sur ma jupe. Et si je baisse les yeux sous l’abri du comptoir, je peux encore la voir; elle est juste là, à côté du fermoir. C’est une petite tâche, ça va, je sais tenir ma tartine correctement. L’histoire, c’est que d’une, les petits déjeuner très tôt en semaine sont compliqués peu importe qu’il y ait du jus pressé, des tartines géantes et du café. Et deux, dans les confitures de la maison, on trouve des mûres entières car sur l’échelle du divin, ça se trouve tout en haut. En numéro un. Seul embarras, sur la tartine, ça ne tient pas.

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dans mon sac de voyages – le tour de Flores en Bemos

Enfin presque car en Indonésie, tout est histoire de nuances. En réalité, ça a plutôt fait quelque chose comme Labuanbajo-Ruteng-Bejawa-Ende-Paga-Maumere puis carte chance. Finalement, on a fait le retour en avion car avec tous les virages rencontrés, on ne savait même plus dans quel sens continuer. La route de Flores ressemble à un long ruban goudronné que le vent aurait déroulé à travers l’île. Un ruban en pointillés comme s’il avait été un peu déchiré par les marées. Un ruban long de 670km frôlant tour à tour les rizières, les volcans, la mer et le fond des vallées. Un ruban qui, à force de tout frôler, se trouve si entortillé qu’y dépasser les 40km/h relève d’un miracle consommé. Ou d’une inconscience démesurée. Au choix. Résultat, comme on a peur de rien et qu’on est des petits rigolos, on a pris un bemos.

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dans mon sac de souvenirs – les Simpson

Enfin, je crois que c’était surtout vrai avant. Avant cette année. Avant que je grandisse d’un coup aussi et que mes pieds ne rentrent plus dans du trente six. C’était en été, quand on rentrait le dimanche de la plage les cheveux encore salés et les pieds toujours collants. Ou en hiver, avec les joues encore rougies par le froid et les mains pas loin du poêle brûlant. Peu importe la saison finalement, on se retrouvait à chaque fois devant un épisode des Simpson. Ou deux. Le temps que le repas se prépare tu vois? C’étaient les dimanches et on riait jusqu’à ce que l’odeur du pain frais et du velouté transforme mon estomac en glouton capricieux.

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dans mon sac de danse – la Sinfonietta de Leoš Janáček

Pas besoin d’en reparler, tout le monde le sait, on était encore une fois en retard. De toute façon, ce n’est plus une surprise et je ne le prends pas non plus comme une fatalité. Plutôt comme un point d’amélioration sur lequel travailler.  Au fur et à mesure je raye donc ce qui peut être fait à un autre moment dans la journée que cinq minutes avant le départ. Bref, on a un peu couru mais il y a deux mois, il ne faisait pas si chaud alors ça va. La loge était vide, j’ai pu tirer mes chaussures et J mettre sa chemise à sécher sur le candélabre encore allumé. Enfin presque. Ambiance camping à l’opéra, j’adore. Et encore, le mot est faible pour dépeindre ce que j’ai ensuite ressenti devant la Sinfonietta, c’était plutôt comme si l’on m’avait fait découvrir un petit trésor.

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