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dans mon sac de souvenirs – la confiture de mûres

À vrai dire, ce n’est pas tant que ça un souvenir puisqu’il en reste toujours une tâche noire sur ma jupe. Et si je baisse les yeux sous l’abri du comptoir, je peux encore la voir; elle est juste là, à côté du fermoir. C’est une petite tâche, ça va, je sais tenir ma tartine correctement. L’histoire, c’est que d’une, les petits déjeuner très tôt en semaine sont compliqués peu importe qu’il y ait du jus pressé, des tartines géantes et du café. Et deux, dans les confitures de la maison, on trouve des mûres entières car sur l’échelle du divin, ça se trouve tout en haut. En numéro un. Seul embarras, sur la tartine, ça ne tient pas.

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dans mon sac de sport – le vélo

En ce moment, le sport et moi, on a un rapport un peu compliqué. D’un il se trouve toujours quelqu’un pour rentrer dans la pharmacie après la fermeture en roulant sous le rideau de fer. Façon commando à Fort Boyard, tu vois? Résultat, je finis tard comme quelque part entre le crépuscule et l’heure où naissent les mystères. Et deux; il fait chaud. Peut être pas encore comme dans le désert mais largement assez pour que mes semelles collent au goudron si je reste plus d’une minute sur place. Dans ces moments là, j’ai l’impression d’être un de ces cormorans que l’on voyait tout le temps après les marées noires. Bref, je prends maintenant le vélo pour rentrer.

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dans mon sac de voyages – le tour de Flores en Bemos

Enfin presque car en Indonésie, tout est histoire de nuances. En réalité, ça a plutôt fait quelque chose comme Labuanbajo-Ruteng-Bejawa-Ende-Paga-Maumere puis carte chance. Finalement, on a fait le retour en avion car avec tous les virages rencontrés, on ne savait même plus dans quel sens continuer. La route de Flores ressemble à un long ruban goudronné que le vent aurait déroulé à travers l’île. Un ruban en pointillés comme s’il avait été un peu déchiré par les marées. Un ruban long de 670km frôlant tour à tour les rizières, les volcans, la mer et le fond des vallées. Un ruban qui, à force de tout frôler, se trouve si entortillé qu’y dépasser les 40km/h relève d’un miracle consommé. Ou d’une inconscience démesurée. Au choix. Résultat, comme on a peur de rien et qu’on est des petits rigolos, on a pris un bemos.

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dans mon sac de souvenirs – les Simpson

Enfin, je crois que c’était surtout vrai avant. Avant cette année. Avant que je grandisse d’un coup aussi et que mes pieds ne rentrent plus dans du trente six. C’était en été, quand on rentrait le dimanche de la plage les cheveux encore salés et les pieds toujours collants. Ou en hiver, avec les joues encore rougies par le froid et les mains pas loin du poêle brûlant. Peu importe la saison finalement, on se retrouvait à chaque fois devant un épisode des Simpson. Ou deux. Le temps que le repas se prépare tu vois? C’étaient les dimanches et on riait jusqu’à ce que l’odeur du pain frais et du velouté transforme mon estomac en glouton capricieux.

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dans mon sac de randonnée – La crête des grues depuis Théoule

C’était comme ça, un changement rapide comme un claquement de doigts. Au départ, c’était une simple idée, légère, innocente sur laquelle j’ai soufflé pour la faire s’envoler puis elle a changé. Sans prévenir, elle s’est brusquement transformée en un réveil à 6h31 le dimanche matin. En sursaut et sans les mains. D’ailleurs, il faut que je pense à changer la sonnerie Marimba pour en mettre une tout à fait adaptée à la situation des dimanches de randonnée. Je crois que celle à laquelle je pense vient du film Everest et dit quelque chose comme; « allez debout, aujourd’hui est un jour parfait pour grimper jusqu’au sommet ». Ou pas. Ce serait un coup à me réveiller le coeur tambourinant dans ma poitrine en m’imaginant au camp de base trois et croyant que les bouteilles d’oxygènes ne sont jamais parties de la vallée. Bref, pour aujourd’hui pas besoin d’oxygène par contre il faut partir tôt et prendre de l’eau. Beaucoup d’eau.

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