Tag : indonésie

dans mon sac de voyages – le tour de Flores en Bemos

Enfin presque car en Indonésie, tout est histoire de nuances. En réalité, ça a plutôt fait quelque chose comme Labuanbajo-Ruteng-Bejawa-Ende-Paga-Maumere puis carte chance. Finalement, on a fait le retour en avion car avec tous les virages rencontrés, on ne savait même plus dans quel sens continuer. La route de Flores ressemble à un long ruban goudronné que le vent aurait déroulé à travers l’île. Un ruban en pointillés comme s’il avait été un peu déchiré par les marées. Un ruban long de 670km frôlant tour à tour les rizières, les volcans, la mer et le fond des vallées. Un ruban qui, à force de tout frôler, se trouve si entortillé qu’y dépasser les 40km/h relève d’un miracle consommé. Ou d’une inconscience démesurée. Au choix. Résultat, comme on a peur de rien et qu’on est des petits rigolos, on a pris un bemos.

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dans mon sac de plaisirs – le café du Kelimutu

La dernière fois que j’ai préparé un café, rien ne s’est vraiment passé comme prévu. La table s’est écartée, puis rapprochée, a tanguée un instant et ma tasse s’est renversée. Je persiste à croire que c’est le vent même si certaines mauvaises langues m’accuseront d’une incorrigible maladresse sachant que la fenêtre était fermée. Bref, une nappe à laver plus tard, j’en ai préparé un deuxième. Un café si noir qu’il aurait fait une alternative acceptable à un miroir. Pas très propre mais où j’aurai pu regarder se former mes pensées. Cette fois, j’ai du m’approcher un peu trop car de toutes, cette pensée là s’est transformée en réalité.

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dans mon sac de sport – le surf à Gerupuk

Gerupuk, c’est à quatre heures de route de Bangsal. Ne croyez pas Google map qui, n’ayant jamais conduit à Lombok, indique gentiment une petite heure et demie. Quatre heures de route, une succession de virages à n’en plus finir, des singes à éviter, un déluge à faire pâlir Noé sans compter les enfants préférants terminer leur shampoing sous la pluie plutôt que d’éviter les embardées du taxi. Bref, j’ai cru mourir trois fois puis je me suis endormie. J m’a soufflé « on y est, réveille toi » au moment où le chauffeur quittait la voie principale pour s’engager avec confiance sur une autoroute en construction. Ce qui est bien en Indonésie et encore plus à Lombok, c’est que tout est normal. Aussi bien rouler à 80 entre les engins de chantier que de se faire un festin de mahi mahi grillé avant d’aller surfer.

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dans mon sac de voyage – parenthèses Indo Thailandaise

Treize heures de vol, je crois que ça fait quelque chose comme six films ou 8 repas ou environ 32000 mots prononcés sans vraiment s’arrêter. Ou alors une grosse nuit de sommeil avec des rêves en pointillés. Enfin, dans l’avion, c’est plutôt une succession de courtes nuits (ding, turbulences / ding, repas / ding, toilettes / ding, le voisin qui joue des castagnettes) avec de brèves incursions dans un long rêve éveillé. Comme je n’arrive pas à apprécier un film tout en parlant et en mangeant, j’ai opté pour la seconde option; un long voyage en rêvant aux semaines passées.

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dans mon sac de voyage – jungle, ville et plage en 60L

Dire que j’ai beaucoup de sacs relève de l’euphémisme. Légèrement. Si j’en suis consciente, c’est un début, non? Ils sont tous là un peu alignés, plus ou moins bien rangés. Ils sont en daim, mat, lisse, en cuir brun, à main, noir, grainé, rouge, à dos, de randonnée ou de soirée et couvrent l’éventail des possibles tout entier (deux fois). Seulement, je n’en ai pas encore assez. Enfin, c’est surtout vrai depuis que mon sac de voyage a craqué. A l’aller, la fermeture centrale. Au retour, celle du coté. N’ayant jamais eu d’époque punk, j’en ai profité pour me rattraper et tout faire tenir à coup d’épingles à nourrices. Quand la lanière centrale m’a lâchée au milieu de l’aéroport, je me suis résignée. Et je l’ai un peu maudit aussi (trois fois). Pas cool.

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