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dans mon sac de voyages – le tour de Flores en Bemos

Enfin presque car en Indonésie, tout est histoire de nuances. En réalité, ça a plutôt fait quelque chose comme Labuanbajo-Ruteng-Bejawa-Ende-Paga-Maumere puis carte chance. Finalement, on a fait le retour en avion car avec tous les virages rencontrés, on ne savait même plus dans quel sens continuer. La route de Flores ressemble à un long ruban goudronné que le vent aurait déroulé à travers l’île. Un ruban en pointillés comme s’il avait été un peu déchiré par les marées. Un ruban long de 670km frôlant tour à tour les rizières, les volcans, la mer et le fond des vallées. Un ruban qui, à force de tout frôler, se trouve si entortillé qu’y dépasser les 40km/h relève d’un miracle consommé. Ou d’une inconscience démesurée. Au choix. Résultat, comme on a peur de rien et qu’on est des petits rigolos, on a pris un bemos.

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dans mon sac de voyage – parenthèses Indo Thailandaise

Treize heures de vol, je crois que ça fait quelque chose comme six films ou 8 repas ou environ 32000 mots prononcés sans vraiment s’arrêter. Ou alors une grosse nuit de sommeil avec des rêves en pointillés. Enfin, dans l’avion, c’est plutôt une succession de courtes nuits (ding, turbulences / ding, repas / ding, toilettes / ding, le voisin qui joue des castagnettes) avec de brèves incursions dans un long rêve éveillé. Comme je n’arrive pas à apprécier un film tout en parlant et en mangeant, j’ai opté pour la seconde option; un long voyage en rêvant aux semaines passées.

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dans mon sac de livre – le vieux qui lisait des romans d’amour de Sepulveda

Quand je voyage, j’essaie de trouver le meilleurs équilibre qui soit entre le poids des bibelots que je transporte et celui des habits me tenant au chaud. Le calcul est facile. Si j’ai trois paires de chaussures, mes chaussons et plus de hauts qu’il n’en faut pour habiller la moitié de l’avion. Eh bien, je ne prends qu’un petit roman. A l’inverse, si je ne trouve rien à emmener ou s’il fait déjà trop chaud, je prends à défaut le plus gros livre que je puisse trouver. Il y a un mois, c’était Mille et cent ans de poésie Française. J’avoue n’être pas allée très loin mais j’étais certaine de pouvoir assommer n’importe qui, au besoin, en lui lisant les premiers vers de Mallarmé. Il y a deux semaines, je suis partie avec cent vingt grammes d’une histoire à la saveur Amazonienne.

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dans mon sac de voyage – le décalage horaire

En traversant l’Atlantique la première fois, j’avais la tête si pleine de questions et de réponses presque toutes faites sur l’Amazonie que les neufs heures de vol m’avaient parues à peine suffisantes pour faire le point. En fait, il ne me restait plus qu’à vérifier mes hypothèses à propos des singes, de la jungle et des indiens. La jungle, ça va, je connaissais, j’avais revu tous les Disney sur le sujet avant de partir mais certaines particularités m’échappaient. Bref, j’avais dormis, lu, papoté, mangé et recommencé jusqu’à ce que les roues de l’avion touchent la piste de Cayenne. Puis j’avais repensé aux singes, aux indiens, au décalage et à l’heure qu’il était.

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dans mon sac de voyage – les aéroports

Petite, j’aimais bien les aéroports. C’était le début des vacances, le début d’une nouvelle aventure en forme de parenthèse. Regarder les familles et leurs bagages. Imaginer leurs vies et leurs voyages. En fait, je crois que j’adorais autant partir que faire des adieux, les mains dans le grillage.

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